Le château de Montréal-de-Sos

 Fait partie du Programme collectif de recherche
"Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales
 dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges". 

Le château de Montréal-de-Sos fait l'objet d'une étude archéologique depuis 2001 sous la direction de Florence Guillot
 
( chercheuse en histoire et archéologie médiévale,
instructrice FFS, Société spéléo Ariège-Pays d’Olmes).

Fouilles archéo MONTREAL DE SOS (courant du mois de juin - juillet)
Vous pouvez venir voir les fouilleurs
ou participer vous-même aux fouilles en vous inscrivant auparavant
auprès de Florence Guillot : flo@lebarri.com
Tél :05 61 02 06 01 Port : 06 08 76 96 30 Fax : 05 61 02 06 00
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Dans un acte en date du 27 Janvier 1213 (Concile de Lavaur) le comte de Foix Raymond Roger de Foix remet toutes ses terres à Pierre le Catholique (Pierre II) roi d’Aragon avant la bataille de Muret. Cet acte garanti sa soumission à l’église de Rome qui se prépare à anéantir les cathares.

Pierre II d’Aragon périra au coté de Raymond VI de Toulouse et de Raymond Roger de Foix lors de la bataille de Muret au sud de Toulouse (12 Septembre 1213) face à Simon IV de Montfort. Cette croisade contre les Albigeois (1209-1229) est proclamée par le pape Innocent III  contre l’hérésie principalement le catharisme.

Cet acte reprend 12 châteaux  et 6 « caougnos » : Soulombrie, Subitan, Ornolac, Verdun, Arnave, et Alliat. (Spoulga de Subitan non localisée, l’hypothése que Subitan soit la caougno de Baychon est avancée. )

Crédit de toutes les photos Flo Guillot

Le château de Montréal-de-Sos est un outil politique et social. Il ne forme évidemment aucunement un réseau avec les ouvrages des seigneurs locaux, dont les fonctions et les possesseurs sont différents. Son originalité est soulignée, lorsqu’en 1272, les officiers du roi de France cherchent à formaliser l’autorité royale sur le secteur : en vallée du Vicdessos, le seul ouvrage qui symbolise alors la fidélité de la vallée est bien Montréal ; les ouvrages seigneuriaux ou les petites grottes fortifiées ne sont pas les enjeux de cette extension du pouvoir royal. Montréal forme par contre un groupe avec les autres fortifications majeures directement comtales auxquelles il peut être comparé.  Topo Château de Montréal-de-Sos
Topo Château de Montréal-de-Sos

Grâce au travail archéologique sur le site de Montréal-de-Sos, nous commençons donc à mieux percevoir l’ouvrage lui-même, mais aussi les ouvrages du même type en Haute-Ariège. (notamment celui de Miglos) 

Les premières conclusions démontrent une nouvelle fois la pluralité des fonctions et des formes architecturales d’ouvrages regroupés sous le même terme, celui de château ou son corollaire médiéval, castrum.

Elles soulignent aussi, la hiérarchisation entre les sites, dont certains sont purement des résidences aristocratiques, mais dont d’autres, tel Montréal-de-Sos, sont plus complexes mêlant résidence et pouvoir politique et développant donc une morphologie défensive surdimensionnée.


La campagne 2006 s’est achevée , Florence Guillot, archéologue responsable du programme des fouilles du château de Montréal de Sos, livre à Ariège News ses exceptionnelles découvertes

.http://www.ariegenews.com/news/news-1-3-1175.html

VOIR ARDOISE ENTIÈRE AVEC DESCRIPTION DESSOUS
(DÉTAIL) VOIR ARDOISE ENTIÈRE
 AVEC DESCRIPTION DESSOUS



 BIBLIOGRAPHIE 


GUILLOT F., Fortifications, pouvoirs et peuplement en Sabarthès du début du XIème siècle au début du XVème siècle, Thèse de Doctorat, Presse Universitaire du Septentrion, 1998.

GUILLOT F., Karstologia, Les grottes fortifiées du Sabarthès : une architecture castrale originale, 1997, CNRS, Bordeaux.

Rapport 2013GUILLOT F., Rapport des sondages archéologiques Montréal-de-Sos – Ariège ., 2015.
232 pages -
49.4 Mo 


Rapport 2012GUILLOT F., Rapport de sondage archéologique Montréal-de-Sos - Ariège) 2013
257 pages - 51.4
Mo 


Rapport 2012GUILLOT F., Rapport de sondage archéologique à la grotte du Campanal (Montréal-de-Sos - Auzat- Ariège) 2012
111 pages - 22.5
Mo 


Rapport 2011GUILLOT F., Rapport des sondages archéologiques Montréal-de-Sos, dact., 2011.
306 pages - 
99.2 Mo Attention temps de téléchargement long !


Rapport 2010GUILLOT F., Rapport intermédiaire de fouilles programmées triennales Montréal-de-Sos, dact., 2010.
531 pages -
77.5 Mo Attention temps de téléchargement long !


Rapport 2009GUILLOT F., Rapport intermédiaire de fouilles programmées triennales Montréal-de-Sos, dact., 2009.
340 pages -
97.2 Mo Attention temps de téléchargement long !


Rapport 2008 GUILLOT F., Rapport final de fouilles programmées triennales Montréal-de-Sos, dact., 2008.
55.0 Mo Attention temps de téléchargement long !


Dossier de presse Dossier de presse
Château des comtes de Foix :
Montréal-de-Sos
Vallée d’Auzat-Vicdessos / Haute Ariège

 


Rapport intermédiaire 2007 partie 1

GUILLOT F., Rapport intermédiaire de fouilles  2007 partie 1
164 pages

Montréal-de-Sos


Rapport intermédiaire 2007 partie 2


Rapport 2007 partie 2 
49 pages

Le mobilier de Montréal-de-Sos
Michel Barrère : Alliage de cuivre
Marc Comelongue : Céramique / verre
Francis Dieulafait : Numismatique
Christophe Moulherat : Textile
Nicolas Portet : Coordination
Marie-Agnès Raynaud : Fer /tabletterie

Catalogue du petit mobilier métallique non ferreux
Michel Barrère

Les restes d'une bande en tapisserie du XIVe siècle
Christophe Moulherat


Rapport intermédiaire 2007 partie 3

Rapport intermédiaire 2007 partie 3 
62 pages


Allocution du colloque « Pouvoirs pyrénéens, de la résidence aristocratique au castrum »

GUILLOT F., Allocution du colloque « Pouvoirs pyrénéens, de la résidence aristocratique au castrum » - 27 et 28 octobre 2007 – Seix – Ariège.

Montréal-de-Sos, premiers résultats


« Habitats et patrimoine médiévaux dans la vallée du Vicdessos », Colloque transpyrénéen : GUILLOT F., « Habitats et patrimoine médiévaux dans la vallée du Vicdessos », Colloque transpyrénéen :
« De la pierre sèche à nos jours : la pierre, facteur de développement », Auzat, 21-23 octobre 2005, publié en 2006.


Rapport intermédiaire de fouilles programmées 2006, Montréal-de-Sos

GUILLOT F., Rapport intermédiaire de fouilles programmées 2006, Montréal-de-Sos, dact., 2006.

 


Rapport final de fouilles programmées 2005, Montréal-de-Sos

GUILLOT F., Rapport final de fouilles programmées 2005, Montréal-de-Sos, dact., 2006.


Rapport final de fouilles programmées 2004, Montréal-de-Sos

GUILLOT F., Rapport final de fouilles programmées 2004, Montréal-de-Sos, dact., 2004.


Rapport d’opération de sondages 2003, Montréal-de-Sos,

GUILLOT F., Rapport d’opération de sondages 2003, Montréal-de-Sos, dact., 2003.


Rapport d’opération de sondages 2002, Montréal-de-Sos,

GUILLOT F., Rapport d’opération de sondages 2002, Montréal-de-Sos, dact., 2002.


Rapport d’évaluation archéologique 2001, Montréal-de-Sos,

GUILLOT F., Rapport d’évaluation archéologique 2001, Montréal-de-Sos, dact., 2001.

 


GUILLOT F. (Sous la dir.), Rapport du Programme Collectif de Recherches, Naissance, fonctions, évolutions des fortifications médiévales dans les comtés et vicomtés nord-pyrénéens, dact., 2004.

GUILLOT F. (Sous la dir.), Rapport du Programme Collectif de Recherches, Naissance, fonctions, évolutions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges, dact., 2005.

GUILLOT F. (Sous la dir.), Rapport du Programme Collectif de Recherches, Naissance, fonctions, évolutions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges, dact., 2006.

GUILLOT F., Archéologie du Midi Médiéval, Les fortifications comtales fuxéennes XIème-XVème siècles, 2006.


GUILLOT F., Actes du premier colloque interdisciplinaire de St-Martin-le-Vieil, Les grottes fortifiées du Sabartès, une architecture castrale spécifique, 2006.

 

 

 

 

Programme collectif de recherche
"Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales
 dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges". 

Sous la direction de Flo Guillot
 (Sabartès , fouilles de Montréal-de-Sos, château de Foix et vallée de la Bellongue) 

Site du programme:  http://chateaux09.free.fr

Présentation et objectifs:

Depuis l'impulsion donnée par Charles Higounet, relayée par A. Debord et de nombreux travaux universitaires notamment ceux de l'Université Toulouse-le-Mirail, les fortifications médiévales sont devenues des sujets d'études nombreuses dont la plus grande qualité est d'appréhender le fait castral dans une dynamique historique globale.

Un premier programme réalisé en 2004 a permis de recentrer et de définir plus précisément les cadres et les acteurs de notre recherche actuelle « Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges ».

Ce Programme Collectif de Recherche comporte plusieurs objectifs :

•  Des bibliographiques et états de la question sélectifs 

•  Une recherche sur la géopolitique et ses incidences sur les fortifications

•  Un travail typo-chronologique concernant les archères

•  Une réflexion comparative s'intéressant à la topographie et aux vestiges bâtis des sites

Programme financé par le Ministère de la Culture et le Conseil Général de l'Ariège

 


 

 

 

 

RAPPORT INTERMEDIAIRE  DE FOUILLES PROGRAMMEES MONTREAL-DE-SOS 2006.  FLO GUILLOT
Page 200, 201, 202

Une ligne de sol initie le dessin.

Sur la gauche, deux chevaliers sont gravés. On remarque qu’ils portent une armure :  sont visibles, les plates de poitrine, les plates de jambes et de bras, les genouillères  et les coudières. Ils portent des gantelets à bords évasés. Sous l’armure, un  vêtement ample a été gravé ; il s’apparente à un surcot en cuir ou en tissu.

Un baudrier est visible en dessous de la taille, posé sur le surcot. Celui-ci est constitué d’une unique ceinture dessinée quadrillée. Sur le personnage le plus à droite, on repère l’épée et le système d’attache qui la relie au baudrier.

Les visages de ces personnages sont peu précis. Dans les deux cas, des cheveux ont été gravés à l’arrière du crâne jusqu’à la moitié du crâne en hauteur. Leurs cous sont donc découverts. Ils portent un couvre-chef triangulaire surmonté d’un plumet. Les deux personnages sont quasi-identiques, seule la crinière est différente, l’une constituée de plumes plus courtes et plus rigides que la seconde.

On repère aussi deux autres personnages, gravés moins profondément.

L’un est gravé dans la partie haute de l’ardoise. Il ne porte pas de couvre-chef et ses  cheveux n’ont pas été figurés. Probablement ajouté après les deux personnages en armure, il n’a pu être dessiné en entier car la place a manqué, ses jambes sont donc coupées. Il porte des plates d’armure sur la poitrine, sur les cuisses et un surcot en dessous. Une ébauche de baudrier est gravée à la base du surcot. Enfin, deux traits figurent probablement une lance qu’il tient en main droite.

L’autre personnage est sur la même ligne de sol que les personnages en armures, mais leur fait dos. Il fait face à une gravure représentant un château. Le personnage recouvre l’escalier d’accès de la fortification, mais est figuré à sa base et non pas sur les marches. Ce personnage est schématisé en quelques traits, donc moins complet. Un trait semble figurer sa chevelure jusqu’à minuque. Une ceinture quadrillée est figurée. Dans ses mains, dont les doigts sont gravés comme pour les autres personnages, il porte une lance à large pointe et dont la hampe est tripode.

Une fortification est figurée. Le schéma global en est stéréotypé : un château est représenté avec son enceinte, encadrée de deux tours dans les angles, et surmontée d’une grosse tour centrale. Un escalier mène à l’enceinte, il comporte 10 marches et donne accès à l’enceinte au niveau d’une porte large, voûtée en plein cintre et dont on a représenté la limite des deux vantaux.

La base de l’enceinte est dessinée en fondation élargie. Un réseau de lignes sur les murs de l’enceinte et des deux tours d’angle suggère que la construction est en pierre.

En hauteur, l’enceinte est percée de trois ouvertures, plus petites que la porte d’accès, voûtée en plein cintre et partagées par une ligne schématisant les vantaux. Le dessinateur montre donc que l’enceinte est haute de deux étages. Elle n’est pas crénelée.  Les tours d’angles sont quasi-identiques. Crénelées et non couvertes d’une toiture, la portion qui dépasse au dessus de l’enceinte est percée d’une ouverture, voûtée en plein cintre et à deux vantaux. Ces tours s’élèvent de deux étages au dessus du faîte de l’enceinte, étages des merlons compris. Les merlons sont figurés par des traits rectilignes qui supposent qu’ils sont quadrangulaires, ce qui correspond aux vestiges d’ouvrages du secteur. Ceux de la grosse tour sont  figurés par de plus grands traits que ceux des deux tours flanquantes. Aucun hourd n’est figuré. La grosse tour est centrale, 1,8 fois plus large que les tours d’enceinte. Elle dépasse ces dernières d’un étage. L’étage situé juste au-dessus du mur d’enceinte est percé de deux ouvertures coalescentes, qui ne semblent pas voûtées en plein cintre mais le dessin marque un angle de leur voûtement, ce qui suggère une forme plus gothique. Juste au-dessus de ces deux ouvertures, le parement est différent du reste de la fortification. Dessiné en étoile, il pourrait s’agir d’un système à pans de bois. La mixité pierre/bois sur un édifice de ce type est rarement abordée, mais est connue dans des mentions textuellesHALPHEN (L.), Recueil d’Annales angevines et vendômoises, Annales. La tour est crénelée, non couverte d’un toit, non hourdée. Enfin, sur le côté gauche de la fortification un trait épaissit le monument : il pourrait s’agir d’une tentative pour donner une perspective au dessin.